A) L'indépendance négociée de l'Afrique noire
*L'Afrique subsaharienne devient indépendante en général par négociation. Cependant, il y a quelques troubles, comme à Madagascar en 1947, où la révolte est sévèrement réprimée (50 000 morts).
*Dans les colonies françaises d'Afrique noire, la colonisation est moins approfondie. Dans les années 1950, il y a plus d'autonomie :
-suffrage universel
-décentralisation : les autochtones peuvent accéder à la fonction publique.
-en 1958, création de la Communauté française, qui substitue l'Union française et qui rassemble la France, ses colonies et les pays d'outre mer.
En 1960, les colonies françaises obtiennent l'indépendance en Afrique noire.
*Les colonies anglaises (Kenya, Ghana) obtiennent l'indépendance entre 1957 et 1963 en général pacifiquement.
B) L'indépendance du Maroc et de la Tunisie (1956)
Ce sont des protectorats français qui ont réclamé leur indépendance et, jusqu'en 1953-1954, ont utilisé la force.
*La Tunisie est habitée par beaucoup de colons ce qui rend difficile son indépendance.
Habib Bourguiba mène la lutte contre la France et à partir de 1954, pierre Mendès France se décide à négocier. En 1956, la Tunisie est indépendante et est gouverné par Bourguiba.
*Au Maroc, le sultan Mohamed V réclame l'indépendance. La France l'exile à Madagascar et le remplace par un autre sultan favorable à la France qui n'a aucune autorité. En 1956, Mohamed V retourne au Maroc et la France accorde l'indépendance.
C) L'indépendance par la guerre
*Le Congo belge devient en 1956, par une guerre d'indépendance, le Zaïre.
*L'Algérie correspond à trois départements français. C'est aussi une colonie de peuplement : 1 millions d'européens vivent avec 8.9 millions d'algériens. Mais les européens sont mieux soignés, mieux instruits, ont de meilleures terres et ont un droit de vote.
Déjà dans l'entre deux guerres, il y a des mouvements nationalistes. Mais devant l'immobilisme de la situation, il va y avoir une radicalisation progressive.
Le 1er novembre 1954, des attentats sont commis en Algérie, revendiqués par le FLN (Front de libération nationale) et dirigés par Ben Bella qui réclame l'indépendance de l'Algérie et sa propre souveraineté.
Le gouvernement français ne veut pas donner l'indépendance car il considère l'Algérie comme française. 400 000 jeunes français sont envoyés pour leur service militaire.
De 1954 à 1958, c'est la montée de la violence : le FLN multiplie les attentats. La France organise un répression sévère : le contre terrorisme torturent, au mépris des droits de l'homme.
En 13 mai 1958, les colons français et certains chefs militaires, redoutant que le gouvernement à Paris n'entre en négociation avec le FLN, organisent un putsch contre le gouvernement français, créant à Alger un Comité de salut public, dirigé par le général Massu. Il y a un climat de guerre civile qui pourrait s'étendre à la capitale.
Cette situation tendue aboutit à la crise du 13 mai 1958 : la IVe République chute, et le général de Gaulle est appelé par le président René Coty pour former un nouveau gouvernement susceptible de résoudre la crise en évitant la guerre civile.
En juin, De Gaulle se rend en Algérie et prononce son discours « Je vous ai compris ».
En septembre 1958, le FLN fonde le GPRA : Gouvernement provisoire de la république d'Algérie. De Gaulle semble se diriger vers l'autodétermination du peuple algérien ce qui est suivis par des manifestations des colons et des barricades installées à Alger entre le 24 janvier et le 2 février 1960.
En 1961, De Gaulle entame des négociations avec le GPRA mais des problèmes au niveau du Sahara apparaissent. Pendant ce temps, les colons se radicalisent en créant l'OAS (Organisation de l'armée secrète) et en multipliant les attentats. Finalement, De Gaulle accepte de céder le Sahara et le 18 mars 1962, les accords Evian sont signés au bout de 8 ans de guerre. En avril, un référendum est organisé pour ratifier les accords : il y a 90% de oui.
En août 1962, l'OAS organise un attentat contre de Gaulle au Petit Clamart. Cependant, ses principaux dirigeants sont peu à peu arrêtés. En 1969, de Gaulle amnistie les derniers condamnés.1 millions de « pieds noirs » retournent en France en ayant tout laissé derrière eux et des harkis, des soldats algériens aux coté des français durant la guerre, sont rapatriés pour éviter des représailles. En septembre 1962, Ben Bella forme le gouvernement de la République démocratique et populaire d'Algérie.